« The Darkest Minds » : le nouveau « Hunger Games » ?

Résumé : Si « Darkest Minds » ne recèle d’aucune surprise majeure – constitue un divertissement plus qu’honorable, filmé avec doigté et servi par un casting de jeunes talents prometteurs.

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Intarissable source d’inspiration des plus grands studios d’Hollywood, on doit à la littérature « pour jeunes adultes » les blockbusters Hunger Games, Divergente, Le Labyrinthe… et plus récemment The Darkest Minds. Nous l’avons vu pour vous

Adapté du deuxième roman d’Alexandra Bracken, The Darkest Minds est une porte ouverte sur un monde effroyablement proche du nôtre, dans lequel 98% des enfants ont succombé à un mystérieux virus. Parqués dans des similis camps de concentration, les survivants ne sont en aucun cas choyés. Désormais dotés de capacités surhumaines, ils sont considérés comme une menace par les adultes. Les jeunes mutants identifiés comme « verts » font preuve d’une intelligence hors normes, les « bleus » sont télékinétiques, les « jaunes » contrôlent l’électricité et les « orange » – les plus dangereux – peuvent manipuler les pensées de leurs proches. Si l’un d’eux venait à s’échapper, il serait traqué et éliminé…

Plus connue pour avoir réalisé le film d’animation Kung Fu Panda 2, Jenifer Yuh Nelson s’est accommodée d’acteurs de chair et de sang pour donner vie à une nouvelle dystopie hollywoodienne qui – si elle ne recèle d’aucune surprise majeure – constitue un divertissement plus qu’honorable, filmé avec doigté et servi par un casting de jeunes talents prometteurs.

Efficace en diable, The Darkest Minds souffre néanmoins de la comparaison avec ses nombreux prédécesseurs, à commencer par Hunger Games, avec lequel il partage une actrice de premier plan : Amanda Stenberg. A la différence des Divergente et autre Labyrinthe, il semble avoir volontairement tourné le dos à une surenchère de violence souvent superflue. Si Nelson n’édulcore aucunement son propos et n’hésite pas à filmer plusieurs exécutions d’enfants, elle conserve une distance tout aussi déconcertante que son budget émoglobine est bas.

Si une telle décision peut à première vue être défendable, The Darkest Minds échoue à convaincre tant son propos pourtant ambitieux est si grossièrement effleuré. Qu’il s’agisse d’enfermer des enfants dans des camps le plus loin possible de leurs parents ou d’aborder la notion de consentement, le pseudo blockbuster multiplie les promesses sans réellement en tenir une.

Potentiel premier volet d’une ambitieuse pentalogie The Darkest Minds pourrait aisément relancer la mode des dystopies adulescentes… s’il se gave de courage (et de dollars) d’ici là.

Jessica Saval

Source: Rolling Stones – https://www.rollingstone.fr/the-darkest-minds-le-nouveau-hunger-games/

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