Effondrement d’un viaduc à Gênes : ce que l’on sait

C’est une large portion du pont Morandi sur l’autoroute A10 en Italie qui s’est écroulé mardi 14 août près de Gênes. Un violent orage s’abattait alors sur la région. Les dégâts humains et matériels sont conséquents. Le chef du gouvernement, Giuseppe Conte, est arrivé sur les lieux du drame en fin de journée.
  • Un bilan lourd
Selon les déclarations de Matteo Salvini, le ministre de l’Intérieur italien, « il y a une trentaine de morts confirmés et beaucoup de blessés graves« . Parmi les victimes, on trouve notamment un enfant. Matteo Salvini a aussi promis justice aux victimes et à leurs familles. « Ce pont, je suis passé dessus des centaines de fois, mais désormais je ferai tout pour avoir les noms des responsables passés et présents. Il est inacceptable de mourir comme ça en Italie ». Au total, ce sont plus de 300 mètres de route qui se sont effondrés, sur lesquels se trouvaient une trentaine de voitures et plusieurs camions.
  • Les pompiers mobilisés
Plus de 200 pompiers sont intervenus très rapidement sur les lieux pour chercher des survivants parmi les décombres. Ils étaient appuyés par des équipes de recherches et cynophiles selon une publication Twitter des pompiers. Dans un premier temps, ils ont dû intervenir contre la pluie et le vent pour venir en aide aux victimes. Ils vont rester sur le terrain jour et nuit en recherche de signes de vie. « L’espoir ne cesse jamais, nous avons déjà sauvé une dizaine de personnes sous les décombres, on va travailler 24 heures sur 24 jusqu’à ce que la dernière victime soit secourue », assure à l’Agence France-Presse un responsable des pompiers, Emanuele Giffi.
  • Une zone industrielle vide

Selon les premiers éléments communiqués par les secours, il n’y aurait pas eu de victime au sol. En effet, même si des bâtiments ont été touchés, la zone industrielle était vide au moment de l’effondrement du viaduc, en raison de la semaine estivale calme du 15 août.

  • Une structure qui interroge

La raison exacte de ce terrible accident est encore inconnue. En revanche, plusieurs théories sont déjà apparues. Certains témoins ont ainsi vu la foudre s’abattre sur le viaduc. D’autres pointent une « défaillance structurelle » dans la construction du pont. Antonio Brencich, professeur agrégé en structure de béton à la faculté d’ingiénierie de Gênes explique ainsi : »j’ai dit, et les faits me donnent malheureusement raison, que ce type de pont est mal conçu et mal calculé et présente des problèmes évidents de vulnérabilité. Après tout, s’il n’y en a que trois dans le monde, c’est qu’il y a bien une raison. »

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  • Un soutien international
De François Hollande à Valérie Pécresse en passant par Jean-Yves Le Drian, Marine Le Pen ou Hervé Morin, c’est l’ensemble de la classe politique française qui a exprimé son soutien aux Italiens. Angela Merkel, la chancelière allemande s’est aussi jointe au mouvement. Christian Estrosi, le maire de la ville de Nice a, lui, promis des renforts matériels. Sa ville se trouve à seulement 200 kilomètres de Gênes. Emmanuel Macron a aussi réagi en indiquant que « la France est aux côtés de l’Italie dans cette tragédie et se tient prête à apporter tout le soutien nécessaire ».
Le viaduc était géré par le groupe italien Atlantia. Celui-ci est en charge de plus de 5 000 kilomètres d’autoroute dont 51 % du réseau italien. Depuis 1997, il aurait dépensé 11,4 milliards d’euros pour améliorer son réseau dans la botte italienne. Ce mardi 14 août, le groupe a perdu jusqu’à plus de 10 % à la Bourse de Milan.
  • Des travaux étaient en cours

Selon Atlantia, des travaux de « consolidation étaient en cours sur la base du viaduc » au moment de l’accident. Celui-ci faisait par ailleurs l’objet « d’activités constantes d’observation et de vigilance ». Le pont en lui-même avait été construit entre 1963 et 1967, il avait une longueur totale de 1,2 km.

  • Un triste record

Cet accident est le plus meurtrier de ce type depuis 17 ans en Europe. Le 4 mars 2001, un autocar et trois voitures avaient chuté dans le fleuve Douro, au Portugal, après l’effondrement d’un pont centenaire. Le drame avait fait 58 morts.

 

Source: Le Point – http://www.lepoint.fr/europe/effondrement-d-un-viaduc-a-genes-ce-que-l-on-sait-14-08-2018-2243624_2626.php#xtor=RSS-286

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