Royaume-Uni: Une fausse doctoresse néo-zélandaise a exercé pendant plus de ving …

Le Royaume-Uni a voté la sortie de l’UE. Londres, le 24 juin 2016 — ROB STOTHARD / POOL / AFP

Vingt-deux ans de mensonges. Zholia Alemi, une Néo-Zélandaise, a exercé comme psychiatre au Royaume-Uni de 1995 à 2016… Sans jamais avoir terminé sa première année de médecine. Après avoir découvert la supercherie, les autorités médicales britanniques ont présenté des excuses aux patients concernés et entamé « un examen immédiat » des compétences de trois mille médecins étrangers, a rapporté la BBC.

Si Zholia Alemi a déclaré, lors de son arrivée en 1995 au Royaume-Uni, avoir obtenu un diplôme de médecine de l’université d’Auckland, en Nouvelle-Zélande, elle n’a, en réalité, jamais terminé sa première année d’étude. Pourtant, elle parvient, sans problème, à travailler comme psychiatre pendant près de vingt-deux ans, traitant des patients atteints de démence et de troubles psychiatriques dans plusieurs établissements de santé britanniques.

Un « crime méprisable et cruel motivé par la cupidité pure »

Pendant toutes ces années, personne au Conseil médical général (GMC), l’autorité qui contrôle les antécédents des médecins, n’a vérifié l’authenticité de son diplôme, laissant la fausse doctoresse pratiquer en toute liberté. Ce n’est qu’en 2016 que la supercherie est découverte : Zholia Alemi est arrêtée puis suspendue en juin 2017. En octobre dernier, la Néo-Zélandaise a été emprisonnée pour « fraude » et « vol », mais également reconnue coupable d’avoir tenté de falsifier le testament d’une patiente âgée.

Pour le juge James Adkin, il s’agit d’un « crime méprisable et cruel motivé par la cupidité pure », dont l’auteure doit « être sévèrement punie pour cela », a rapporté le quotidien New Zealand Herald. Si la fausse doctoresse a nié cette tentative d’escroquerie, le tribunal britannique de Carlisle Crown l’a reconnue coupable et l’a condamnée à cinq ans de prison.

« Un examen immédiat » des qualifications de trois mille médecins étrangers

« Les mesures de vérification prises dans les années 1990 étaient inadéquates et nous nous excusons pour tout risque qui en résulterait pour les patients », a reconnu le Conseil médical général dans une déclaration publiée le 18 novembre. L’instance a assuré que les contrôles seraient renforcés, avec davantage de vérifications, mais aussi des tests linguistiques ou professionnels.

Le Conseil médical général a également annoncé qu’il débutait « un examen immédiat » des qualifications des quelque trois mille médecins étrangers, qui avaient suivi le même processus et étaient toujours autorisés à exercer en Grande-Bretagne. « Il est important de souligner qu’il s’agit d’un cas extrêmement rare, a ajouté le Conseil médical général. Il n’y a rien qui suggère que les autres médecins qui ont pris cette voie ne soient pas honnêtes et travailleurs, mais il est important que nous fassions des contrôles, à la lumière de cette affaire. »

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source: 20minutes.fr

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